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Les nouvelles acquisitions

Edouard Vimont, Alexandre Cabanel dans son atelier parisien

Edouard Vimont, Alexandre Cabanel dans son atelier parisien © Musée Fabre de Montpellier Agglomération

Edouard Vimont (Paris 1846-1930)

Alexandre Cabanel dans son atelier parisien

1882

Lithographie

32 x 26,4 cm

Inv. 2011.16.1

Hist. : Munich, coll. part. ; achat de la Communauté d’Agglomération de Montpellier avec l’aide du FRAM Languedoc-Roussillon, 2011.

Né en 1846, Edouard Vimont fut l’élève d’Alexandre Cabanel et reçut le deuxième accessit au prix de Rome de 1869. Dans la continuité de la carrière de son maître, il suivit un parcours de peintre dans le creuset de l’académie et de l’Ecole des beaux-arts : il expose au Salon des Artistes français en 1870, obtient une mention honorable en 1876 et une médaille de troisième classe en 1886. Reçu sociétaire en 1892, son œuvre fut salué d’une mention honorable à l’Exposition universelle de 1889.
Professeur à l’Ecole des beaux-arts de 1864 jusqu’à sa mort en 1889, Cabanel vit passer dans son atelier pas moins de 663 élèves, formant ainsi bon nombre des artistes officiels de la seconde moitié du siècle. Son enseignement au sein de l’école incarnait, face à l’impressionnisme, les derniers éclats de la peinture académique. Outre ces séances hebdomadaires au sein de l’institution artistique, Cabanel avait coutume de recevoir certains de ses élèves le dimanche matin dans son hôtel particulier au 14, rue de Vigny, près du parc Monceau.

S’il ne s’agit pas d’un témoignage de cet apprentissage – il est réalisé en 1882 alors que Vimont est un artiste confirmé – ce dessin constitue un rappel de ces séances chez Cabanel. Il nous apporte en outre un document de première main sur l’atelier du peintre : cette description minutieuse nous montre Cabanel, assis, peignant d’après un modèle vivant, en cela fidèle à son apprentissage académique. Les grandes baies sont masquées par un auvent de toile, permettant au peintre de n’avoir qu’un éclairage latéral, sans doute plus dramatique, sur son sujet : aisément identifiable, on y reconnaît une composition aujourd’hui disparue de l’artiste et connue seulement par la photo, Sarah et Tobie en prières, datée de 1883, qui reprend la même lumière de côté.


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