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Les nouvelles acquisitions

Jean Hugo, Portrait de Jean Cocteau

Jean Hugo, Portrait de Jean Cocteau © Musée Fabre de Montpellier Agglomération - clich

Jean Hugo (Paris, 1894 - Lunel, 1984)

Portrait de Jean Cocteau

Vers 1930

Lithographie sur papier Japon

32,5 x 25 cm

Inv. 2011.10.1 

Hist. : Paris, étude Piasa, vente le 5 mai 2011, lot n°273, achat de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, 2011.

Jean Hugo, arrière-petit-fils de Victor Hugo, est une figure importante de l’entre-deux-guerres intellectuelle et artistique. Son travail de peintre décorateur fait sa réputation dans le Paris années 1920 : il réalise des décors pour les lieux mondains les plus en vue de la capitale au cours des Années folles, tel le décor de la chambre à coucher de la princesse de Faucigny-Lucinge, dont le musée Fabre possède une gouache préparatoire. Il vit alors dans un tourbillon effréné de rencontres créatives. En 1919 à Paris, il épouse Valentine Gross, l’une des muses du surréalisme. Jean Cocteau et Erik Satie sont les témoins de la mariée. Le couple tisse des liens très étroits avec le Groupe des Six, dont Jean Cocteau, pour lequel Hugo conçoit les costumes des Mariés de la Tour Eiffel (1921).

Cette estampe est un témoignage de l’amitié qui lia Jean Hugo, alors qu’il fréquente les milieux théâtraux parisiens de l’entre-deux-guerres et Jean Cocteau. Une réelle amitié réunit les deux artistes qui fréquentent le cercle littéraire et mondain de la comtesse Anna de Noailles. La correspondance de Jean Cocteau et Jean Hugo fut publiée en 1995 (Édition de Brigitte Borsaro et Pierre Caizergues).

Le musée a par ailleurs pu acquérir en 1994 une autre gravure de Hugo représentant Rabelais : cette feuille vient donc constituer un ensemble de portraits d’écrivains qui l’un ami de l’artiste, l’autre figure tutélaire de Montpellier forment aussi une galerie intime et personnel pour l’artiste. Le musée Fabre lui consacra en 1995 une importante rétrospective. Depuis cette date, plusieurs œuvres majeures sont venues enrichir le fonds de cet artiste : L’Imposteur, Le Mangeur au chandail rayé (1998), Le Puits (2004), Saint Antoine demandant son chemin à un centaure (2006). En revanche, son oeuvre gravé est peu représenté dans les collections.


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