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Les nouvelles acquisitions

Jean Joseph Bonaventure Laurens, La Plage de Palavas et Les Etangs de Palavas

Bonaventure Laurens, La plage à Palavas et Les étangs de Palavas © Musée Fabre de Montpellier Agglomération

Jean Joseph Bonaventure Laurens (Carpentras, 1801-Montpellier, 1890)

La Plage de Palavas
1875
Aquarelle avec rehauts de gouache blanche sur trait de mine de plomb
28,5 x 44,5 cm
Inv. 2011.14.1

Les Etangs de Palavas
1875
Aquarelle avec rehauts de gouache blanche sur trait de mine de plomb
33 x 52 cm
Inv. 2011.14.2

Hist. : Paris, Galerie Laura Pêcheur ; don des Amis du musée Fabre, 2011.

Originaire de Carpentras, Jean Joseph Bonaventure Laurens s’installa dès 1829 à Montpellier où il occupa les fonctions de premier commis à la recette principale de la ville, avant d’être nommé en 1835 secrétaire comptable de la faculté de médecine. Peintre et dessinateur autodidacte, il fit partie de l’école artistique qui se développa en Languedoc dans le deuxième tiers du XIXe siècle. Il alterna une carrière de peintre, musicien et littérateur. Il fut surtout le professeur et le soutien de son frère joseph Augustin Jules Laurens (1825-1901) dans son ascension qui le conduisit de l’Ecole des Beaux-Arts de Montpellier à l’atelier de Paul Delaroche à Paris, jusqu’aux cercles intellectuels de la capitale du Second Empire et de la IIIe République. En outre, l’amitié de ce frère cadet avec le mécène et collectionneur montpelliérain Alfred Bruyas (1821-1876) rapprocha sans doute Joseph Bonaventure Laurens de son cercle artistique.
Ces deux aquarelles sont caractéristiques de la manière de Laurens. Les Etangs à Palavas illustre bien son goût pour les paysages pittoresques de la campagne héraultaise qui lui apportèrent une renommée certaine dans les cercles locaux. La Plage de Palavas est un exemple intéressant de la postérité du passage de Gustave Courbet dans l’Hérault : cette aquarelle fait référence au célèbre tableau du musée Fabre, Le Bord de mer à Palavas (1854), qui devait, au même titre que les autres paysages de Courbet réalisés autour de Montpellier, marquer toute une génération de jeunes artistes en Languedoc. Outre la qualité de ces aquarelles, le traitement des variations atmosphériques et des différents plans du bord de mer est à ce titre un bel exemple du métier de Laurens. Ces deux dessins, dans une technique non encore représentée pour cet artiste au musée Fabre, permettent de compléter le fonds qui lui consacré.


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