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Les nouvelles acquisitions

Jean Raoux, La Danse, Le Retour de la chasse

Jean Raoux, La Danse, Le Retour de la chasse Musée Fabre de Montpellier Agglomération - clichés Frédéric Jaulmes

Jean Raoux (Montpellier, 1677 – Paris, 1734)

La Danse
1728
Huile sur toile
227 x 145 cm
S.D.b.d. : J. Raoux. F./1728
Inv. 2013.12.1

Le Retour de la chasse
1732
Huile sur toile
227 x 145 cm
S.D.b.d. : J. Raoux ft./1732
Inv. 2013.12.2

Hist. : peut-être collection Prat à Valenton, 1752 et 1762 ; peut-être collection Boulenois à Valenton, 1779 ; peut-être Paris, vente Stevens, par Bonnefons de Lavialle, n° 310 et n° 311, 1-4 mars 1847 ; Londres, vente Christie’s, n° 205 et n° 206 repr., 11 juillet 1975 ; Paris, vente Sotheby’s, n° 57 et n° 58 repr., 27 juin 2013, achat de la Communauté d’Agglomération de Montpellier avec le soutien du FRAM Languedoc-Roussillon, 2013.

Ces deux toiles proviennent d’un même collectionneur du XVIIIe siècle, M. Prat, Receveur général des finances, qui dû acquérir La Danse en 1728 et commander au peintre quatre ans plus tard Le Retour de chasse , de dimensions identiques et chantourné de même pour que les deux oeuvres se répondent. En 1779, elles sont localisées chez M. Boullenois, correcteur des Comptes, certainement dans la même demeure, à Valenton, près de Paris. Ces tableaux sont importants par leur provenance anciennement attestée, mais aussi par leur format au sein de la production de scènes de genre de Raoux en général de petit ou moyen format, comme l’ Allégorie du Goût et l’ Allégorie de l’Odorat , vers 1725 (Moscou, musée Pouchkine) ou Couple dansant dans un parc, Allégorie de Cinq Sens , 1725 (Pommersfelden, château de Weissenstein). Leur verticalité est certainement une exigence du collectionneur qui voulait orner un salon. Les figures se fondent dans le paysage de parc « à la Watteau », comme le portrait de Philippe de Vendôme que Raoux peint en 1724 (Louvre, dépôt au musée Fabre). Ces deux scènes baignent dans une ambiance de rêverie un peu floue très poétique et lyrique. Les échanges amoureux qui se jouent évoquent bien sûr l’esprit des Fêtes galantes de Watteau. Le coloris vif et la facture lisse et fine caractérisent l’art de Raoux, l’un des meilleurs représentants en France de la scène de genre à la manière des peintres flamands et hollandais qui devenaient très la mode au début du XVIIIe siècle. L’ambition formelle, l’animation, le grand format vertical annoncent les scènes de genre que Carle van Loo et surtout Jean-François de Troy ont peintes en 1737 pour Louis XV (Louvre).

La provenance et la qualité d’exécution de ces deux tableaux, qui étaient connus par des photographies reproduites dans le catalogue de l’exposition Jean Raoux (177-1734) – un peintre sous la Régence , en font des pièces exceptionnelles pour le musée Fabre de Montpellier, la ville natale de Jean Raoux, qui possède sept toiles du peintre dont quatre acquises depuis ces quinze dernières années.


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