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Les nouvelles acquisitions

Germaine Richier, Portrait de Jean Coll de Carrera

Richier, Portrait de Jean Coll de Carrera ©ADAGP, 2012/Photo © Musée Fabre de Montpellier Agglomération - cliché Frédéric Jaulmes

Germaine Richier, 1902-1959

Portrait de Jean Coll de Carrera

1927-1928

Bronze à patine foncée

36 x 26,5 x 25 cm

2010.13.1

Hist.: Famille du modèle ; Paris, Christie’s, vente le 31 mai 2010, lot 111 ; achat de la Communauté d’Agglomération de Montpellier avec l'aide du F.R.A.M. Languedoc-Roussillon, 2010.

Germaine Richier a entretenu avec Montpellier et le Languedoc des rapports très étroits. Née en 1902, elle s’installe avec sa famille à Castelnau-le-Lez en 1904, où elle passe une enfance heureuse. C’est à l’école des Beaux-Arts de Montpellier, dans l’actuel rez-de-chaussée du musée Fabre sur le boulevard Sarrail, que la jeune femme commence sa formation en 1920, dans l’atelier de Guigues, un ancien praticien de Rodin.

Si elle se rend à Paris pour poursuivre sa carrière, d’abord comme élève de Bourdelle puis dans son propre atelier, elle n’en garde pas moins des contacts très étroits avec la terre de son enfance.

Dans les collections du musée Fabre, Germaine Richier fait partie de ces points de repères essentiels, dans une continuité qui la place à la suite de Courbet, Bazille, et avant la donation Soulages. Elle est présente avec deux œuvres « réalistes » Loretto I (1934, dépôt de l’Etat) et Tête de Marguerite Lamy (1956, don Normano en 1984). Les achats en 1996 de La Chauve-souris (1946) et en 2007 de l’ Escrimeuse (1943) sont venus rehausser spectaculairement ce fonds.

Le « Buste N », daté de 1927-1928, appartient à la période dite « réaliste » de l’artiste et suit de près ses années de formation à Montpellier. Il s’agit d’un portrait, celui du professeur de médecine Jean Coll de Carrera, personnalité locale, président de l'US Montpellier, qui a œuvré pour le développement de la pratique du rugby. C’est sous son impulsion que sont lancées en 1925 les premières études en vue de la construction d'un grand stade de rugby à Montpellier, qui devaient aboutir à l’édification du stade Sabathé. Exposée au Salon des Tuileries en 1928, cette œuvre témoigne de l’intérêt de Germaine Richier, dès ses premières années, pour l’art du portrait, exercice qui revêt une très grande importance dans sa pratique. Pièce unique, elle fait écho à un autre portrait en buste déjà conservé au musée, celui de Marguerite Lamy.


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