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Les nouvelles acquisitions

Jules Didier, Forêt de pins à Castel Fusano

Jules Didier, Forêt de pins à Castel Fusano © Musée Fabre de Montpellier Agglomération

Jules Didier (Paris 1831-1892)

Forêt de pins à Castel Fusano

Vers 1869

Huile sur papier

22.9 x 31.4 cm

Inv. 2011.5.1

Hist. : Paris, vente après décès de l’artiste le 5 octobre 1916, salle 3, Hôtel Drouot ; acheté par Eugène Gaillard, artiste décorateur, 52 rue saint André des Arts, Paris 6ème (suivant l’inscription manuscrite, au dos, sur une ancienne étiquette) ; collection particulière ; achat de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, 2011.

Représentant majeur du paysage français sous le second Empire, Jules Didier fut l’élève de Léon Cogniet et de Jules Laurens à l’Ecole des Beaux-arts. Lauréat du grand prix de Rome pour le paysage en 1857 avec Jésus et la Samaritaine (Paris, Ecole nationale supérieure des beaux-arts), il bâtit sa réputation lors de son séjour italien grâce à ses tableaux inspirés des sites de la Péninsule. Habitué du Salon, il y reçut une médaille en 1866 pour Labourage sur les ruines d’Ostie (musée de Strasbourg), ainsi qu’en 1869 où il expose Picadori romains conduisant des bœufs (détruit). A la croisée des tendances de son temps, Didier développe un style sensible au naturalisme de l’école de Barbizon autant qu’à l’idéalisme des courants romantiques et classiques issues du genre académique du paysage historique créé en 1817. Avec le succès de la peinture naturaliste, nombreux furent les peintres issus de l’école des Beaux-Arts à se rallier aux tendances esthétiques nouvelles en rejetant « l’histoire » pour des sujets plus « vrais » et moins rebattus.

Cette huile sur papier, réalisée sur le motif, prépare le tableau Une forêt de pins à Castel Fusano (Etats romains), entré au musée Fabre grâce au legs Bruyas en 1876 (inv. 876.3.31). Didier y concentre son attention sur le motif central de la composition, les berges du Tibre, au sud-est du Lido d’Ostie, qui constituaient depuis le XVIIIe siècle un lieu de promenade célèbre grâce à sa magnifique pinède. Le cadre resserré de cette étude laisse de côté la faune pittoresque des buffles et hérons présente sur le tableau final et offre une variation sur la qualité chromatique de l’atmosphère, où les jeux d’ombre et de lumière creusent les frondaisons afin d’ouvrir la perspective vers l’arrière-plan et le coude du fleuve. Cette étude de paysage est une pièce majeure pour la connaissance du tableau de Didier et constitue donc un apport important au fonds de peinture du musée Fabre.


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