Aller au contenu  Aller au menu Général  Aller au menu secondaire  Aller à la recherche globale  Aller à la recherche de la rubrique 
> >

Exhibitions

La Seine et les ports

Réalisé avec Galleria.

Dès le début de sa carrière, la Seine devient le motif principal de Paul Signac. En 1882, il peint un haut lieu aimé des peintres - Vincent Van Gogh et Emile Bernard y travailleront notamment - Asnières-sur-Seine, sous l’angle de la navigation et de la modernité. Inspiré par les paysages fluviaux et études de Claude Monet à Argenteuil, fasciné par les régates et la représentation des bateaux, passionné par les quais et les points, Signac trace sa propre écriture en décrivant les industries à Clichy, les paysages de banlieue, la vie quotidienne au long du fleuve. L’intérêt pour la beauté, la modernité du motif fluvial et pour la navigation va se prolonger toute sa vie, le long de cette Seine qui l’a vu naître et sur le quai des ports, lieux par excellence de l’invitation au voyage.

Les premières oeuvres graphiques

Réalisé avec Galleria.

Connus pour leur maîtrise et leur sens de la couleur, les néo-impressionnistes n’en étaient pas moins de grands dessinateurs. Van Rhysselberghe, Cross, Pissarro, Charles Angrand et Ernest Laurent ont tous pratiqué une forme de « manière noire » dans les années 1880-1890, au moment même où Odilon Redon lithographiait.

Deux sections d’arts graphiques permettent de découvrir l’importance des dessins, encres, aquarelles et études préparatoires peintes sur le motif dans le travail de Paul Signac. Les premiers dessins, d’inspiration impressionniste, montrent d’emblée ses qualités de composition et sa capacité à retranscrire en très peu d’éléments l’atmosphère d’un paysage ou la poésie d’un lieu (Mont Saint-Michel, Pontorson).

Signac et la couleur

Réalisé avec Galleria.

Cette section, pédagogique et documentaire, présente des cercles chromatiques, gammes colorées et ouvrages scientifiques rappelant au visiteur l’importance et la modernité des recherches consacrées alors à la perception des couleurs. Les travaux de Signac et de Louis Hayet témoignent de l’impact immédiat de ces théories sur la création artistique.

Elle présente également l’engagement théorique de Paul Signac qui publia en 1899 D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, texte qui, après la mort de Seurat en 1891, demeure le manifeste du mouvement

Les premières séries néo-impressionnistes

Réalisé avec Galleria.

Cette salle réunit, exceptionnellement, les deux séries consacrées à Saint-Briac et à Concarneau. Conservé dans les collections des musées internationaux les plus prestigieux, cet ensemble est ici présenté selon l’accrochage pensé par l’artiste pour le Salon des Indépendants en 1892 à Bruxelles. La série de Saint-Briac montre une gamme colorée chaude, blonde, où la présence humaine est estompée au profit de l’évocation nue de la nature. Cet ensemble crée l’admiration de la critique. Conçues comme une véritable symphonie, les oeuvres consacrées à Concarneau sont autant de mouvements musicaux, du Larghetto au Presto final. Acquises dès leur présentation par des collectionneurs français et belges, ces toiles constituent, par leur majestueuse présence, de véritables chefs-d’oeuvre.

La salle des fêtes de la mairie d’Asnières : Signac décorateur

Réalisé avec Galleria.

Berceau de ses débuts en art, haut lieu de la peinture, Paul Signac entretient un lien très puissant avec la ville d’Asnières-sur-Seine, où il y réside en 1880, à la mort de son père, à quelques pas de la Seine. A vingt ans, il prend un atelier à Paris, tout en peignant des études à Asnières. Sa mère Héloïse y réside jusqu’en 1889 et y reçoit les amis artistes de son fils.

En 1895, un concours d’architecture est lancé pour un nouvel hôtel de ville, dont le bâtiment est achevé en 1899 par l’architecte Emmanuel Garnier. 114 candidats déposent leurs esquisses pour participer à ce concours « pour la décoration artistique de la salle des fêtes de la mairie d’Asnières », pour lequel ils doivent « s’inspirer de vues prises exclusivement dans la région d’Asnières ». Parmi eux, Paul Signac, mais aussi Raoul Dufy, Othon Friesz et le Douanier Rousseau. Du 16 au 25 décembre, les projets sont exposés à la salle des fêtes de Paris. C’est le peintre marseillais Henri Bouvet qui remporte le concours de la décoration de la salle des mariages, qu’il achèvera le 2 mars 1904.

L’ensemble composé par Signac s’inscrit parfaitement dans son style et sa technique de l’époque. Il choisit de représenter, sur chacun des 4 panneaux qui constituent l’oeuvre, la Seine et ses deux rives, côté Asnières et côté Clichy. Avec délicatesse et poésie, Signac peint le double visage de la société et de l’urbanisme moderne : à gauche les loisirs et la détente, à droite l’industrie et le travail. Outre leur exposition lors du concours, ces esquisses n’ont été montrées que rarement au public, au musée du Louvre en 1963. Pour sa grande exposition estivale, le musée Fabre de Montpellier Agglomération dévoile 50 ans plus tard ces projets de décors, restaurés pour l’occasion avec le soutien de la Fondation Typhaine.

Saint-Tropez

Réalisé avec Galleria.

Dès son arrivée à Saint-Tropez, Signac est ébloui par la destination. De 1897 à 1913, il peint presque exclusivement des paysages du petit port varois et utilise plus librement la division des tons. La touche s’élargit et, dans ses oeuvres les plus colorées, il privilégie les effets de contraste. Les sources d’inspiration sont inépuisables, et l’artiste s’applique à rendre la beauté des lieux et ses impressions selon des techniques variées.

Les rives méditerranéennes

Réalisé avec Galleria.

Dès août 1887, Paul Signac séjourne à Collioure où, pendant quatre mois, il peint une de ses séries les plus magistrales.

Après Arles, Cassis, Castellane et Sisteron, les dernières toiles de Signac, les couleurs de l’eau emmenèrent le visiteur sur des rivages étrangers. En 1904, Signac se consacre à Venise où un séjour prolongé lui permet d’affirmer toute sa maîtrise dans le rendu des reflets. Il navigue ensuite, en 1907, vers Constantinople, actuelle Istanbul. A son retour, il reviendra sur les paysages d’Avignon et Antibes, où il s’installe à partir de 1913.